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Les pensées : un mécanisme d’action qui façonne notre vie

Comprendre, observer et transformer ce qui nous dirige de l’intérieur

Nous pensons souvent que nos actes sont le fruit de notre volonté ou de notre caractère. En réalité, ils sont très souvent la conséquence directe de nos pensées — parfois même de pensées dont nous n’avons pas conscience.

Nos pensées influencent nos émotions. Nos émotions influencent nos comportements. Nos comportements produisent des résultats. Et ces résultats viennent renforcer… nos pensées.

👉 C’est un mécanisme d’action en boucle :

Pensée → Émotion → Action → Résultat → Nouvelle pensée

Lorsque ce mécanisme fonctionne en mode automatique, il peut nous enfermer. Mais lorsqu’on apprend à l’observer et à intervenir consciemment, il devient un levier puissant de transformation personnelle.


🌪️ Les pensées automatiques : rapides, invisibles… et souvent trompeuses

Les pensées automatiques surgissent spontanément, sans réflexion consciente. Elles sont façonnées par :

  • notre histoire personnelle

  • nos expériences passées

  • nos blessures émotionnelles

  • nos conditionnements familiaux et sociaux

Elles ne sont ni objectives ni neutres .Elles sont une interprétation rapide de la réalité, pas la réalité elle-même.

Exemple concret

On te propose une soirée à la patinoire.

La pensée surgit immédiatement :

« Je vais tomber. Je ne vais pas y arriver. »

Cette pensée entraîne :

  • une émotion : peur, gêne, honte anticipée

  • un comportement : tu refuses l’invitation

  • un résultat : tu évites la situation

  • une croyance renforcée : « Je ne suis pas capable. »

Sans t’en rendre compte, tu viens de renforcer un cercle vicieux.

🔁 Quand le mental pilote en pilote automatique

Le problème n’est pas la pensée en elle-même. Le problème, c’est de la croire sans la questionner.

Plus ce mécanisme se répète, plus il devient une vérité intérieure. Et un jour, on ne dit plus :

« J’ai la pensée que… »mais« Je suis comme ça. »

C’est ainsi que se construisent :

  • le manque de confiance en soi

  • l’auto-sabotage

  • l’évitement

  • la peur du changement

🌱 Du cercle vicieux au cercle vertueux

Bonne nouvelle : ce mécanisme peut être rééduqué.

Il ne s’agit pas de “penser positif” à tout prix, ni de nier les difficultés. Il s’agit d’apprendre à penser de manière plus juste, plus nuancée, plus réaliste.

Dans le même exemple, une pensée alternative pourrait être :

« Je n’ai jamais essayé. Je ne sais pas comment ça va se passer. Et peut-être que ça peut être amusant. »

Cette pensée génère :

  • une émotion plus légère (curiosité, ouverture)

  • un comportement différent (tu acceptes ou tu essayes)

  • une expérience réelle

  • une nouvelle croyance : « Je peux essayer. Je peux apprendre. »

👉 Le cercle vertueux commence ici.

🧩 Exercices pratiques pour apprivoiser ses pensées


✏️ 1. Le carnet des pensées automatiques

Pendant une semaine, note chaque jour :

  • une situation vécue

  • la pensée automatique apparue

  • l’émotion ressentie

  • le comportement adopté

  • une pensée alternative plus réaliste

  • ce que tu aurais pu faire avec cette nouvelle pensée

🎯 Objectif : rendre visible l’invisible et reprendre de la conscience sur ton fonctionnement mental.


🔍 2. La question qui fissure les croyances

Face à une pensée négative, demande-toi simplement :

« Suis-je absolument certain de ce que j’avance ? Sur quoi je me base ? »

Très souvent, la réponse est :👉 sur une peur, une projection, une ancienne expérience… pas sur un fait.

Cette question crée un espace intérieur. Et dans cet espace, le changement devient possible.


🎭 3. Le recadrage en trois colonnes (TCC)

Sur une feuille, trace trois colonnes :

  1. Pensée automatique

  2. Distorsion cognitive (catastrophisme, généralisation, lecture de pensée, tout ou rien…)

  3. Pensée plus réaliste

Exemple :

  • « Je vais tomber à la patinoire »

  • Catastrophisme

  • « Je ne sais pas encore comment je vais me débrouiller, mais je peux essayer à mon rythme. »

C’est un outil simple, mais extrêmement puissant pour désactiver le mental rigide.


🧘 4. L’ancrage corporel

Et quand ça ne suffit pas : remettre le corps en mouvement

Les pensées négatives activent le système nerveux. Avant de chercher à comprendre ou à raisonner, il est souvent nécessaire de passer par le corps pour calmer l’activation.

Dans un premier temps, ramène l’attention à l’intérieur :

  • respire profondément 5 fois

  • relâche les épaules, la mâchoire, le ventre

  • sens tes pieds en contact avec le sol

  • observe les sensations sans chercher à les modifier

Parfois, cela suffit à apaiser le mental. Mais parfois non — et ce n’est pas un échec.

👉 Lorsque l’ancrage immobile et la respiration ne fonctionnent pas, c’est souvent que le corps a besoin de décharger, pas seulement d’observer.

🔄 Repasser par le mouvement

Dans ces moments-là, le mouvement devient un outil de régulation essentiel.

Tu peux par exemple :

  • secouer le corps (shaking) pendant 1 à 2 minutes

  • marcher, même lentement, en sentant chaque pas

  • danser librement, sans chorégraphie, sur une musique qui te soutient

  • bouger les bras, les épaules, la colonne

  • respirer en mouvement, sans rythme imposé

Le but n’est pas de “se calmer” à tout prix, mais de faire circuler ce qui est bloqué.

🧠 Pourquoi le mouvement aide autant ?

Le mouvement agit directement sur le système nerveux. Il permet de sortir de la sidération, de la rumination ou de l’hyperactivation, et envoie au cerveau un message simple et puissant :

« Je suis vivant. Je suis en sécurité. Je peux bouger. »

Très souvent, une fois le corps régulé, la pensée perd naturellement de son intensité, sans avoir besoin d’être travaillée mentalement.


🎯 5. Le micro-engagement

Ne cherche pas à “réussir”.Cherche à faire un pas minuscule.

Exemples :

  • aller à la patinoire juste pour regarder

  • mettre les patins sans entrer sur la glace

  • faire un tour en se tenant à la rambarde

Chaque micro-action envoie un message puissant à ton cerveau :👉 « Je peux avancer sans me forcer. »

🌟 Ce que tu entraînes réellement

En travaillant sur tes pensées, tu ne cherches pas à devenir quelqu’un de “positif”.

Tu développes :

  • une souplesse mentale

  • une meilleure conscience émotionnelle

  • une capacité à agir malgré la peur

  • une estime de toi plus stable

  • une relation plus douce avec toi-même

Tu apprends à ne plus croire aveuglément tout ce que ton mental raconte.Et surtout, tu reprends la main sur ton propre mécanisme d’action.


Tu n’es pas tes pensées.

Tu es celui ou celle qui peut les voir, les ressentir, les traverser…

et choisir, doucement, une autre façon d’agir.

Christophe Desbonnet  ⓒjedeconscience

Psychopraticien – Médium –

Accompagnant vers la libération et l’épanouissement

“Transformer l’épreuve en force de vie




 
 
 

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