Ce que tu vis dans l’enfance construit ton système nerveux
- chrystophefournier
- 16 janv.
- 3 min de lecture
Ce que tu vis enfant façonne ton système nerveux. Pas consciemment .Pas volontairement. Mais profondément.
Un trauma précoce peut installer un câblage neurobiologique qui, une fois adulte, continue d’agir… même si tu n’en as pas conscience. Et souvent, tu en subis les effets sans comprendre pourquoi.
L’exemple le plus parlant, c’est le mien.
J’ai vécu, enfant, plusieurs expériences traumatiques. Elles ont laissé une empreinte durable dans mon système nerveux. Aujourd’hui encore, elles influencent mes réactions, ma façon d’entrer en relation, ma sensibilité au monde.
Mon câblage : l’hyper-responsabilité relationnelle
Mon système nerveux est devenu hypersensible et hyper-responsable sur le plan relationnel.
Concrètement, un système nerveux d’hyper-responsabilité relationnelle :
scanne en permanence l’environnement social,
anticipe les besoins, émotions et réactions des autres,
prend sur lui la charge émotionnelle du groupe,
se sent responsable du bien-être, de l’harmonie et de la stabilité relationnelle,
s’active très vite dès qu’il perçoit une tension, un silence, un changement de ton, un retrait, une micro-expression.
Et non, ce n’est pas un choix conscient.
C’est un réflexe neurobiologique devenu un style relationnel.
Comment ce type de système nerveux se construit
Ce genre de câblage se développe souvent dans des environnements où l’enfant a dû :
s’adapter aux émotions imprévisibles d’un parent,
éviter les conflits pour rester en sécurité,
devenir “le grand”, “le sage”, “celui qui gère”,
prendre soin émotionnellement d’un adulte,
être attentif en permanence pour ne pas déranger.
Le message implicite intégré par le système nerveux est simple :
👉 Ma sécurité dépend de la qualité du lien.
Comment ça se manifeste à l’âge adulte
Sur le plan physiologique
hypervigilance subtile mais constante,
activation rapide du système nerveux sympathique (stress),
difficulté à se détendre tant que “tout n’est pas réglé”,
fatigue nerveuse, surcharge empathique.
Sur le plan relationnel
tendance à apaiser, expliquer, rassurer, arrondir,
prise en charge émotionnelle des autres,
difficulté à dire non ou à laisser l’autre vivre ses émotions,
sentiment d’être responsable de la dynamique relationnelle,
malaise face au silence, au retrait ou à la contrariété de l’autre.
Le cœur du mécanisme
Le système nerveux a appris à associer :
connexion = sécurité,
tension relationnelle = danger,
responsabilité excessive = stratégie de survie.
Ce n’est pas de la gentillesse excessive.Ce n’est pas un défaut de caractère.C’est un réflexe de protection.
Quand ce système nerveux se régule
Quand ce câblage commence à se réguler, quelque chose change profondément.
La personne retrouve :
une présence intérieure plus stable,
la capacité de laisser l’autre vivre ses émotions,
une responsabilité plus juste,
un rapport au lien beaucoup moins coûteux,
une créativité plus libre, plus spontanée.
Pourquoi je travaille avec les souvenirs d’enfance
C’est pour toutes ces raisons que, avec mes patients, je vais explorer les souvenirs d’enfance et d’adolescence.
Parce que nos comportements adultes prennent racine là. Parce que ce qui a été appris dans un contexte de survie peut être désappris dans un contexte de sécurité. Parce que le cerveau est neuroplastique.
Rien n’est figé.
Et oui : il est possible de sortir de ces schémas, sans se renier, sans se forcer, sans se violenter.
Le système nerveux peut apprendre autre chose.Et quand il le fait, la vie relationnelle change profondément.
Christophe Desbonnet
ⓒmood d'un hypersensible
Vivre vrai, c’est possible.
De la survie à la vie.
Accompagnateur de transformation
et de renaissance intérieure
Psy-Médium






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