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L’auto-sabotage : quand la peur n’est pas un frein, mais un seuil

Dernièrement, en analysant certaines situations de ma vie, une phrase m’est venue très clairement :« Christophe, là… tu t’auto-sabotes. »

Et ce n’est jamais frontal. C’est subtil. Insidieux.

Un projet porteur. Un élan juste. Un potentiel bien réel.

Et soudain… tout se délite. Ça devient fade. Presque irréalisable. Alors on laisse tomber.

Puis vient la sentence intérieure :« Tu vois, normal que tu stagnes. »

Et là, le mental prend le relais.

Les formes modernes de l’auto-sabotage

L’auto-sabotage ne ressemble pas toujours à un grand sabotage spectaculaire. Il se cache dans des comportements très socialement acceptables :

  • la procrastination

  • les doutes amplifiés

  • les micro-renoncements

  • l’auto-dénigrement subtil

  • le ralentissement de l’élan

On analyse. On sur-analyse. On intellectualise.

Et paf.

Que ce soit dans un projet professionnel, une relation ou un chemin de guérison, le même schéma se répète. Parfois, on va même jusqu’à provoquer inconsciemment des situations qui viennent confirmer le scénario intérieur :« Tu vois, ça ne pouvait pas marcher. »

Ce que j’observe aussi en cabinet

Je retrouve ce mécanisme chez beaucoup de mes patientes. Elles s’auto-sabotent, se trouvent mille excuses, et parfois arrêtent l’accompagnement alors que rien n’est réellement réglé.

Et quand je les recroise plus tard — ou qu’elles reviennent reprendre le travail — le constat est souvent le même :les traumatismes sont toujours là. La lutte intérieure continue.

Ce n’est pas un manque de volonté. C’est un conflit intérieur profond.

Ce que ton auto-sabotage dit vraiment

Contrairement à ce que l’on croit, l’auto-sabotage ne dit pas :

« Tu ne dois pas y aller. »

Il dit plutôt :

« L’enjeu est important… donc je me crispe. »

Ce n’est pas un blocage. C’est un tremblement.

Et les tremblements apparaissent quand quelque chose, en toi, commence vraiment à bouger. La peur n’est pas un frein. C’est un indicateur de seuil.

Tu n’as pas peur parce que c’est mauvais. Tu as peur parce que tu t’approches d’un passage.

L’éclairage de Carl Jung

Carl Jung disait :

« Tant que l’inconscient n’est pas rendu conscient, il dirige notre vie et nous appelons cela le destin. »

L’auto-sabotage est souvent l’expression d’un conflit inconscient. Une partie de toi veut avancer, évoluer, s’individuer. Une autre veut préserver l’identité connue, même si elle est douloureuse.

Jung appelait cela la confrontation avec l’ombre :ces parts de nous construites dans la survie, la peur, la loyauté au passé, qui refusent de lâcher le contrôle.

Ce qui serait intéressant, alors, ce n’est pas de vaincre la peur.

C’est de l’écouter sans lui donner le volant.

Les phrases cachées derrière le sabotage

Derrière chaque auto-sabotage, il y a souvent une croyance silencieuse :

  • « Si je réussis, je perds quelque chose. »

  • « Si je change, je ne serai plus reconnu. »

  • « Si je m’installe dans cette vie, je ne pourrai plus revenir en arrière. »

  • « Si je m’autorise cette réussite, je deviens visible. »

  • « Si je guéris, je ne serai plus une victime. »

Et oui. C’est souvent là que ça coince.

La peur d’être pleinement soi

L’auto-sabotage est rarement une peur de l’échec. C’est plus souvent une peur de la réussite, de la paix, de la liberté.

Pour certains, on a été tellement câblés par la maltraitance, l’insécurité ou le chaos, que sortir de ce mode de fonctionnement paraît dangereux.

Alors on reste dans une zone dite « confortable »…qui ne l’est pas vraiment.

Un peu comme un canapé moelleux :on s’y sent bien…mais quand on se lève, on a mal au dos.

Jung dirait que le psychisme préfère une souffrance connue à une liberté inconnue.

Le changement fait peur. Et parfois, plus encore… le bonheur.

Pourtant, c’est exactement ce que nous sommes venus expérimenter.


Conclusion

Et si ton auto-sabotage n’était pas le problème…mais le signe que tu t’approches d’un seuil ?

Ce qui résiste en toi ne veut pas t’empêcher d’avancer.Il essaie juste de protéger une ancienne identité.

Rends-le conscient.Écoute-le sans lui céder les commandes.

Car là où tu crois être bloqué,tu es peut-être simplement en train de devenir toi.

dans le prochain article je te donnerai des pistes Comment traverser l’auto-sabotage sans se violenter.

Vivre vrai, c’est possible.

De la survie à la vie.

Accompagnateur de transformation

 et de renaissance intérieure

Psy-Médium



 
 
 

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