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l''autosabotage ; quand on se fait mal!

Il y a des moments où tu te dis : « Je ne suis pas aimable. Je foire toutes mes relations. Je n’ai pas confiance en moi. Même quand j’ai un poste parfait, je vais finir par me viander. »

Et le pire, c’est que tu n’as même pas besoin de le vouloir. Ça se fait tout seul. Comme un mécanisme automatique. Comme un vieux logiciel qui tourne en arrière‑plan. Tout cela, je l'entends dans mes consultations, et une partie de moi l'a vécu aussi !

Ce mécanisme, tu ne l’as pas inventé. Tu l’as appris. Tu l’as intégré. Tu l’as vécu tellement de fois que ton cerveau a fini par en faire une vérité.

Alors pourquoi ça changerait ? Parce que ce n’est pas une fatalité. C’est un conditionnement.


1. L’autosabotage, c’est ton passé qui parle à ta place

Quand tu répètes : « Je ne suis pas aimable », ce n’est pas toi qui parles. C’est la somme de tout ce qu’on t’a fait vivre, surtout dans ton enfance.

Quand tu te dis : « Je vais tout foirer », ce n’est pas une prophétie. C’est une mémoire traumatique.

Ton cerveau ne cherche pas à te nuire. Il cherche à te protéger… à sa manière. Il préfère te ramener vers ce que tu connais — même si c’est douloureux — plutôt que vers l’inconnu. C’est ton système nerveux qui se met en PLS, en hypervigilance.

C’est ça, l’autosabotage : la fidélité inconsciente à ton histoire.


2. Pourquoi tu sabotes ce qui est bon pour toi

  • Parce que la réussite te met en insécurité : Tu n’as pas été habitué à ce que ça dure. Alors ton système nerveux panique. Non mais sans blague, on ne va pas être heureux non plus !

  • Parce que l’amour te semble dangereux : Tu as appris que s’attacher, c’était souffrir. Alors tu coupes avant d’être coupé, surtout si tu as eu des parents défaillants.

  • Parce que tu ne te crois pas légitime : Tu penses que ce poste, cette relation, cette chance… ce n’est pas pour toi. C’est toujours pour les autres, oui, moi non !

  • Parce que tu anticipes la chute : Tu préfères provoquer toi-même la fin pour éviter la douleur. La peur du futur, d’un truc qui n’existe pas.

Ce n’est pas rationnel. C’est archaïque. C’est inscrit dans ton corps, pas dans ta logique.


3. Le mensonge le plus puissant de l’autosabotage

« J’ai toujours vécu ça, donc ça ne changera jamais. » C’est faux. Ce n’est pas parce que tu as répété un schéma pendant 20 ans qu’il est gravé dans le marbre. Ton cerveau n’est pas une prison. C’est un organe plastique : il se reprogramme, il se rééduque, il se transforme.

Mais pour ça, il faut d’abord voir le mécanisme. Le nommer. Le comprendre. Le reconnaître quand il se met en route.

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4. Le vrai tournant : quand tu arrêtes de croire que c’est toi le problème

Tu n’es pas « pas aimable ». Tu as été mal aimé. Tu ne « foiras pas tout ». Tu reproduis ce que tu connais. Tu n’es pas « incapable ». Tu es conditionné.

Et un conditionnement, ça se défait. Ça se travaille. Ça se transforme. Le jour où tu comprends ça, tu reprends le volant. Tu redeviens acteur. Tu redeviens possible.


5. Ce qui change tout : la permission de réussir

L’autosabotage disparaît quand tu t’autorises enfin à :

  • Être aimé sans te justifier.

  • Réussir sans t’excuser.

  • Prendre ta place sans te diminuer.

  • Ne plus confondre sécurité et familiarité.

  • Ne plus confondre amour et survie.

Ce n’est pas un déclic magique. C’est un chemin. Mais c’est un chemin qui existe. Et tu es déjà dessus.

Tu te reconnais dans ce que tu viens de lire ? Cet autosabotage qui te pourrit la vie ? Ta douleur est légitime. Et elle mérite d'être accompagnée.


Comment arrêter de saboter ses relations

Dans l’autosabotage, on ne détruit pas nos relations parce qu’on le veut. On les détruit parce qu’on a appris  souvent très tôt  que les relations, ça finit mal, ça fait mal, ou ça ne tient pas. Alors on reproduit. On répète. On anticipe. On se protège. Et parfois, on se coupe les ailes avant même d’avoir essayé.

Ce n’est pas volontaire. C’est insidieux. C’est un mécanisme. On ne se dit pas un matin : « Tiens, je vais m'amuser à dégager celle-là, parce que c'est tellement bon de flinguer une relation ! »


Quand on sabote sans s’en rendre compte

On sabote nos relations amoureuses ou amicales parce qu’on n’a connu que ça : des liens instables, des ruptures, des déceptions, des abandons, des critiques, des humiliations, des silences, des attentes jamais comblées. On a aussi vu ce schéma en tant qu’enfant !

Alors, dès qu’un truc ne fonctionne pas  même un détail  on s’engouffre dans la brèche. On amplifie. On interprète. On dramatise. On fuit. On attaque. On se ferme. Et parfois, on va même jusqu’à créer la brèche. On met la barre tellement haute que personne ne peut la franchir. Comme ça, on est sûr que ça va capoter. Et au moins, on garde le contrôle de la chute.

C’est ça, l’autosabotage : provoquer la fin pour éviter d’être surpris par elle.

Pourquoi on fait ça : la logique cachée derrière le chaos

L’autosabotage n’est pas un défaut. C’est une stratégie de survie.

  • Si tu as appris que l’amour blesse, tu vas t’en protéger.

  • Si tu as appris que les gens partent, tu vas partir avant eux.

  • Si tu as appris que tu n’es pas « assez », tu vas chercher la preuve partout.

  • Si tu as appris que tu déranges, tu vas t’effacer ou t’agiter.

  • Si tu as appris que tu n’es pas aimable, tu vas tester l’autre jusqu’à ce qu’il te le confirme.

Ce n’est pas toi qui es cassé. C’est ton système nerveux qui est resté en mode alerte.

Le vrai problème : on confond familiarité et sécurité

Ce qui est familier paraît rassurant, même si c’est toxique, même si ça fait souffrir. Alors quand une relation saine arrive, elle paraît étrange, inconfortable, suspecte. On se dit : « C’est trop simple, trop calme, trop stable… ça cache quelque chose. »

Et on sabote, parce que le chaos, lui, on le connaît. On sait comment y survivre. On oublie souvent que la zone de confort n’a absolument rien de confortable, mais on le croit.

Comment on arrête de saboter : le début du vrai changement

On arrête de saboter quand on commence à :

  • Repérer les signaux internes (peur, fuite, colère, test).

  • Ralentir avant de réagir.

  • Distinguer le passé du présent.

  • Accepter que la sécurité peut être nouvelle.

  • Ne plus confondre amour et vigilance.

  • Se laisser le droit d’être aimé sans se défendre.

  • Laisser une chance à l’autre (tout le monde n’est pas un salaud).

Ce n’est pas un déclic. C’est une rééducation. Mais elle est possible. Elle commence par une seule chose : voir le mécanisme.

Voici les étapes pour bâtir une relation stable quand on a longtemps vécu dans la peur, la méfiance ou le chaos :

01. Identifier tes anciens réflexes Tu ne peux pas construire du neuf si tu ne reconnais pas ce qui te faisait saboter avant. Repère les moments où tu fuis ou attaques, note tes phrases automatiques du type « ça va mal finir », et distingue ce qui appartient au passé de ce qui se passe réellement aujourd'hui. Fais toi accompagner d’un thérapeute qui saura te montrer les choses.

02. Ralentir avant de réagir Le sabotage se glisse dans l’impulsivité. Dis-toi intérieurement : « Je ressens quelque chose, mais je ne suis pas obligé d'agir tout de suite. » Respire, pose-toi la question : « Est-ce que je réagis à la situation ou à ma peur ? »

03. Communiquer sans deviner ni interpréter Les relations se détruisent dans les suppositions ; elles se construisent dans la clarté. Pose des questions au lieu de remplir les blancs, exprime ce que tu ressens sans accuser, et vérifie ce que l'autre a compris.

04. Accepter la stabilité sans la saboter Rappelle-toi que la paix n’est pas un piège. Remplace « c’est trop beau pour durer » par « j’apprends à recevoir ».

05. Poser des limites claires et constantes Une relation saine n’existe pas sans limites ; elles protègent le lien autant que toi. Définis ce qui est acceptable, dis-le calmement et tiens tes positions, même si l'autre teste.

06. Choisir la réciprocité, pas le sacrifice Refuse les dynamiques où tu donnes 90 % et reçois 10 %. Cherche l’équilibre, pas la perfection. Autorise-toi à être soutenu.

07. Construire petit à petit, sans brûler les étapes La solidité vient de la lenteur. Avance par petites touches : confiance, partage, projets. Ne confonds pas vitesse et profondeur.

Reconstruire une relation saine, c’est réapprendre à aimer sans se perdre, à être proche sans se dissoudre, à être soi sans avoir peur d’être abandonné.

Tu te reconnais dans ce que tu viens de lire ? Cet autosabotage qui te pourrit la vie ? Ta douleur est légitime. Et elle mérite d'être accompagnée.

Ce chemin, je l'ai traversé. Et aujourd'hui, j'accompagne ceux qui y sont pour les aider à se reprogrammer et à retrouver leur épanouissement. 🙏

Christophe Fournier Desbonnet

Accompagnant vers la libération et l'épanouissement

Psychopraticien & Médium

Transformer l'épreuve en force de vie.

 
 
 

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