top of page

Alléger son mental : arrêter de laisser "Georges" faire son cinéma

Hier, en séance avec une patiente, je démontais l’histoire qu’elle se racontait dans sa tête. À la fin, elle a eu cette prise de conscience : "Je me suis pris le chou pour des conneries."

Et oui. Comme beaucoup, comme vous, comme moi… on passe un temps fou à nourrir nos propres tempêtes mentales. Alors, concrètement, comment on fait pour sortir de ce scénario ?

1. Changez votre question de départ

Quand ça va mal, on a tendance à se demander : "Pourquoi moi ? Pourquoi il m'arrive encore une merde ?". C'est le piège de la victime, le syndrome de "Caliméro". Ça va bien un temps, mais ça ne règle rien.

Essayez plutôt de vous demander : "Qu'est-ce que cette situation m'apprend ?" Cette simple bascule change tout. Elle vous donne une direction, elle vous sort de la paralysie pour vous mettre en mouvement. Ça vous permet de décortiquer, de prendre du recul, et de réaliser que, souvent, ce n'est pas si grave.

2. Allez puiser dans votre propre historique

Demandez-vous : "Est-ce que j'ai déjà vécu quelque chose de similaire ? Comment je m'en suis sorti(e) ?". Là, vous ne cherchez plus la réponse à l'extérieur. Vous allez fouiller dans vos ressources intérieures. Vous vous rappelez que vous avez déjà survécu à des situations difficiles et que vous avez les outils pour celle-ci.

En faisant cela, vous revenez au centre de vous-même au lieu de rester au centre du problème.

3. Deux exercices pour reprendre le contrôle

  • L'exercice du "Vide-tête" (Journaling) : Prenez une feuille et posez le chaos qui est dans votre tête. Ne cherchez pas à bien écrire, ne cherchez pas la logique. Sortez simplement tout ce qui tourne en boucle. Une fois posé sur le papier, le problème ne tourne plus dans votre cerveau, il est devant vous. Vous pouvez alors le regarder avec plus de distance.

  • La respiration d'ancrage : Dès que vous sentez Georges commencer à faire son cinéma, fermez les yeux. Posez vos pieds bien à plat sur le sol. Inspirez profondément en sentant vos pieds s'enraciner, expirez en imaginant que vous relâchez les tensions de vos épaules. Faites cela 3 fois. C'est le signal que vous envoyez à votre système nerveux : "Ici et maintenant, je suis en sécurité."


En résumé

  • Arrêtez de jouer la victime : Remplacez le "Pourquoi moi ?" par "Qu'est-ce que ça m'apprend ?".

  • Utilisez votre passé comme ressource : Vous avez déjà vaincu des tempêtes, rappelez-vous comment.

  • Ancrez-vous : Utilisez l'écriture pour vider le mental et la respiration pour revenir dans votre corps.


Le vrai travail, c'est ça : arrêter de laisser Georges faire son cinéma dans votre tête. Ce week-end, soyez vigilants. Dès que la panique pointe le bout de son nez, demandez-vous : "Est-ce que je suis dans la réalité ou dans le film de Georges ?"

Christophe Desbonnet, Accompagnant vers la libération et l'épanouissement, Psychopraticien & Médium,

Transformer l'épreuve en force de vie.



 
 
 

Commentaires


bottom of page