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Et si une partie de ce que tu portes ne t'appartenait même pas ?

il y a 16 heures
2 min de lecture

Il y a ce que tu portes de toi... et tout ce que tu portes d'eux.

Il y a ce que tu portes de ton histoire personnelle : tes blessures, tes traumas, tes événements aversifs, tout ce que ton histoire a laissé en toi.

Mais il y a aussi ce que papy, mamie et tutti quanti... oui, tu sais, ce truc qu'on appelle le transgénérationnel.

Pendant longtemps, cette notion a surtout été abordée dans certains courants de la psychanalyse et de la psychothérapie.

Aujourd'hui, l'épigénétique nous permet de mieux comprendre comment notre environnement peut influencer l'expression de certains gènes sans modifier notre ADN. Des recherches étudient notamment les effets du stress et des traumatismes et la possibilité de certaines transmissions intergénérationnelles.

Mais entre ce que la science démontre et ce que nous interprétons dans nos histoires familiales, il faut garder une chose essentielle :

Croire ne dispense jamais de discerner.

Parce que, personnellement, plus je regarde mon histoire familiale, plus je découvre des choses qui m'interrogent.

Mon grand-père maternel a donné à ma mère un prénom proche de celui de sa sœur décédée à 1 an.

Et tu sais quoi ?

On m'a donné un prénom proche de celui du frère de mon père, lui aussi décédé.

Et que dire de tous ces prénoms que l'on se transmet pendant des générations, de père en fils, de mère en fille ?

Alors forcément, je me questionne.

Dans certaines familles, on retrouve aussi des histoires qui semblent se répéter :

la peur du manque d'argent,

les femmes qui finissent seules,

les hommes qui portent tout,

les séparations,

les secrets,

les deuils dont personne ne parle...

Et parfois, tu te demandes :

« Pourquoi est-ce que je reproduis quelque chose dont je n'ai même pas conscience ? »

C'est là que regarder son histoire familiale peut devenir intéressant.

Pas pour trouver un coupable.

Pas pour expliquer toute notre vie par nos ancêtres.

Mais pour comprendre ce que nous avons pu apprendre, recevoir, porter... et parfois reproduire sans même nous en rendre compte.

Parce que le travail thérapeutique, ce n'est pas seulement comprendre ce qui nous est arrivé.

C'est aussi apprendre à décider de ce que nous voulons continuer à porter.

Et surtout, de ce que nous ne voulons plus transmettre.

Tu ne choisis pas tout ce que tu reçois.Mais tu peux apprendre à choisir ce que tu en fais.

Alors, qu'est-ce que tu portes qui ne t'appartient peut-être pas ?

Christophe Fournier Desbonnet

Psychopraticien & Médium

Accompagnant vers la libération et la reconstruction identitaire



 
 
 

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